Sélection d'un premier extrait du documentaire " Le peuple des ordures " Il illustre un des visages du "libre marché", de la "libre concurrence" où aucune autre règle ne vaut que la loi du plus fort, la loi de l'argent et le commerce .

ça se passe en inde dans le secteur du traitement du déchet quand l'Etat renonce ou choisit de ne pas s'intéresser au sort des plus fragiles .

Ali, 16 ans vit là-bas au pied d'une montagne de déchetsAli à une trentaine de kilomètres de New Delhi .

C'est là que cette grande capitale déverse sa production d' ordures ArrivéeDéchets et où des familles entières de paysans s'installent et vivent en bidonvilles après avoir fui la misère des campagnes. Ils y trouvent comme seul moyen de survie , un travail informel de tri , sans statut officiel reconnu ni rémunération minimale et sans aucune protection sanitaire,

Jour après jour femmes et enfants dans la plus grande puanteur, y usent leur santé mentale et physique.

Ils sélectionnent déchet par déchet les matériaux qui pourront à nouveau être revendus et ainsi retrouveront de la valeur dans le processus de production économique .

Ces familles se trouvent condamnées à une forme de servitude économique. .

Témoignage d' Ali :

" Pendant la journée je cherche toute sorte de choses, des bouteilles d'eau, du plastique du verre mais ce qui m''intéresse surtout c'est le plastique .c'est ce qui me rapporte le plus. Après je vais vendre ce que j'ai ramassé . j'me fais environ deux euros par jour avec tout ça . Avec cet argent je peux acheter des vêtements mais aussi du riz et des légumes que ma mère prépare pour le diner . je ne suis pas allé à l'école , alors comment trouver un vrai travail ? je n'aime pas ce que je fais, qui pourrait aimer faire ça ? c'est dangereux de travailler ici mais que faire ? je suis bien obligé nous avons besoin d'un salaire pour vivre . Pour le ventre, pour la vie il faut bien manger . c'est pour ça que je suis ici . " Ali a 16 ans et déjà 9 années derrière lui .

Intervention de l'auteur du reportage : " sa collecte achevée, il m'emmène voir Bashir , celui qui achète sa collecte de tous les jours . le plastique surtout qui se négocie au poids . Ali gagne environ 50 euros par mois . En inde, le salaire moyen est de 300 euros . "

Parole de Bashir à qui Ali revend le produit de sa récolte. Bachir

Bachir :

"ça fait 17 ans que je vis ici . Cette boutique j'ai fait beaucoup d'efforts pour l'avoir . BoutiquedeBachir

" Avant moi aussi je travaillais là haut sur la décharge . j'ai fait ça pendant 12 ans . Toute ma famille a mis de l'argent pour monter cette boutique. Ma mère mes frères tous ensembles . D'un coté on achète de la marchandise, de l'autre on revend aux grossistes. Et eux l'emmènent dans une usine à quelques kilomètres d'ici . J'achète de tout; du fer de l'étain, du plastique, des bouteilles d'eau , etc ..ce genre de choses. Je suis content de travailler mais que dire du reste ...dans mon coeur je ne suis pas heureux . je suis obligé de faire ce travail. Je ne peux pas trouver un bon travail comme être chauffeur par exemple . Pour être chauffeur il faut un permis . Mais pour ça il faut beaucoup de papiers officiels. un compte bancaire . Et je n'ai pas tout ça ."

Ali travaille plus de 10 heures par jour sur la décharge. Pas de week-end, ni de vacances. Bachir lui achète sa récolte tous les jours .

Informations sur le documentaire : __Le peuple des ordures.__ Auteurs : Patrice Des Mazery et Sophie Thouvenel Réalisation: Olivier Wlodarczyk Production France Télévisions / TV Presse Productions Année 2010

Présentation en résumé vidéo du documentaire par le réalisateur Olivier Wlodarczyk sur youtube Leréalisateur

En accès intégral libre en 2 parties sur Dailymotion , partie 1 et partie 2 .

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